• POEME D'HIER

     

     

     

    *POEME D’hier

     

    BAUDELAIRE Charles

    1821 – 1867

     

     

     

     

     

     

      A UNE

     PASSANTE

     

     

     

     

    La rue assourdissante autour de moi hurlait,

    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,

    Une femme passa, d’une main fastueuse

    Soulevant , balançant le feston et l’ourlet ;

     

     

    Agile et noble, avec sa jambe de statue.

    Moi, je buvais crispé comme un extravagant,

    Dans son œil, ciel livide ou germe l’ouragan,

    La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

     

     

    Un éclair… puis la nuit ! – fugitive beauté

    Dont le regard m’a fait soudainement renaître,

    Ne te verrais je plus que dans l’éternité ?

     

     

    Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut être !

    Car j’ignore ou tu fuis, tu ne sais ou je vais,

    O toi que j’eusse aimée, O toi qui le savais !

     

     

      

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J-G-R-C

     

     

     

     

     

    12h00

     

     

    « CE JOUR LACHAQUE JOUR EST NOUVEAU »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :