• POÈME D’hier











    Danielle





    HEMMERT





    0000 – 0000





















    TA VOIX



     

     

    AUSSI...

















    Ta voix, ta voix aussi libère quelque songe



    Dormant sans méfiance aux replis de ma chair.



    Légère, elle m’engraine aux confins du désert



    Où rien n'est plus que le sable doré qui ronge.







    Riant d'amour, baigneuse avide, je m’y plonge!



    Le sable est chaud. Plus encor brûle mon enfer!



    J'écoute dans mon sang le terrible concert



    Et ma vie au delà de ma vie se prolonge!









    Ah! ta voix sur mon corps glisse comme des mains!



    Elle me laisse au seuil de désirs surhumains...



    Mes yeux sont clos sous le bandeau léger du rêve,









    Et le vent du désert peut passer sur mon corps :



    Je ne sais que la voix qui sombre et qui s'élève



    Et plaque sur ma chair d'ineffables accords !...



























    Diffusion François Beauval



    1ér trimestre 1975











    J-G-R-C-


























     


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    POEME D’hier

     

     

     

    GENTIL BERNARD

     

    1710 – 1775


     

     

     

     

     

     

     

     

     




    TA BOUCHE

     

    EST PARFUMEE



    Dieu que ta bouche est parfumée !


    Donne moi donc vite un baiser.


    Encore un, o ma bien aimée.


    De quel feu dévorant je me sens embraser !


    Prends ! sois heureux : en voila vingt bathile,


    En voila trente, en voila cent en sus.


    Est-ce assez ? - non. - je t’en donne encore mille.


    Es tu content ?  - las je brûle encore plus !


    Et combien donc, Ingrat, pour apaiser ta flamme


    Te faut il aujourd’hui de baisers amoureux?


    Autant répondis je, o mon âme,


    Que septembre mûrit sur les coteaux pierreux


    De Pomar ou d’Artois, de raisins savoureux :


    Autant qu’on voit d’épis jaunissants dans la plaine,


    Ou de grains entassés dans le sable des mers ;


    Autant qu’on voit briller dans une nuit sereine


    D’étoiles, de soleils et de mondes divers.


    Quand tu m’en donnerais dès la naissance aurore,


    Quand tu m’en donnerais jusqu‘au déclin du jour,


    Plus altéré, le soir, le soir, mourant d’amour,


    Je t’en demanderai encore.

     

     

     

     

     

     



    Diffusion François Beauval
    1ér trimestre 1975


    J-G-R-C
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     D  12-05-2016

     


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    Hélène VACARESCO  Il passa

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    POÈME D’hier

     

     

     

    HELENE VACARESCO

     

     

    1866 – 1947

      

     

     

     

     

     

     

     

     

    IL PASSA

     

     

     

     

    Il passa ! J’aurai du sans doute

    Ne point paraître en son chemin ;

    Mais ma maison est sur sa route,

    Et j’avais des fleurs dans la main.

     

     

    Il parla : j’aurai du peut être

    Ne point m’enivrer de sa voix ;

    Mais l’aube emplissait ma fenêtre,

    Il faisait avril dans les bois.

     

     

    Il m’aima : j’aurai du sans doute

    N’avoir pas l’amour aussi prompt ;

    Mais, hélas ! Quand le cœur écoute,

    C’est toujours le cœur qui répond.

     

     

    Il partit : je devrais peut être

    Ne plus l’attendre et le vouloir ;

    Mais demain l’avril va paraître,

    Et, sans lui, le ciel sera noir.

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     


    J-G-R-C

     

     

     

    RD  19/01/2016  D  13-01-2012

     

     

     

     

     


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  • Changement d'heure dans la nuit de Samedi 26 au Dimanche 27/03/2022! |  Radioamateurs Actualités News Radioamateur 

     

     

     

    POÈME D’hier

     

    CLÉMENT  Jean  Baptiste

     

     

    1836 – 1903

     

     

     

     

     

     

    LE TEMPS

     

     

    DES CERISES

     

     

     

     

     

    Quand nous en serons au temps des cerises,

    Et gai rossignol et merle moqueur

    Seront tous en fete.

    Les belles auront la folie en tete

    Et les amoureux du soleil au cœur.

    Quand nous en serons au temps des cerises,

    Sifflera bien mieux le merle moqueur.

     

    Mais il est bien court le temps des cerises,

    Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant

         Des pendants d’oreilles,

    Cerises d’amour aux robes pareilles

    Tombant sous la feuille en gouttes de sang.

    Mais il est bien court le temps des cerises,

    Pendants de corail qu’on cueille en rêvant.

     

    Quand vous en serez au temps des cerises,

    Si vous avez peur des chagrins d’amour

     Évitez les belles.

    Moi qui ne craint pas les peines cruelles,

    Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.

    Quand vous en serez au temps des cerises,

    Vous aurez aussi des chagrins d’amour.

     

    J’aimerai toujours le temps des cerises :

    C’est de ce temps là que je garde mon cœur

         Une plaie ouverte,

    Et dame fortune, en m’étant offerte,

    Ne saurait jamais calmer ma douleur.

    J’aimerai toujours le temps des cerises :

    Et le souvenir que je garde au cœur.

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J-G-R-C- 

     

     

     

     

     

     D   27/03/2017  * R D   18/09/2014

     


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    POEME D’hier

     

     

     

    JAMMES Francis

     

     

     

    1868 - 1938

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    TU SERAS NUE…

     

     

     

     

     

    Tu seras nue dans le salon aux vieilles choses,

     

    Fine comme un fuseau de roseau de lumière,

     

    Et les jambes croisées, auprès du feu rose,

     

    Tu écouteras l’hiver.

     

     

     

    A tes pieds, je prendrais dans mes bras tes genoux.

     

    Tu souriras, plus gracieuse qu’une branche d’osier,

     

    Et, posant mes cheveux à ta hanche douce,

     

    Je pleurerais que tu sois si douce.

     

     

     

    Nos regards orgueilleux se feront bons pour nous,

     

    Et, quand je baiserais ta gorge, tu baisseras

     

    Les yeux en souriant vers moi et laisseras

     

    Fléchir ta nuque douce.

     

     

     

    Puis, quand viendra la vieille servante malade et fidèle

     

    Frapper à la porte en nous disant : le dîner est servi,

     

    Tu auras un sursaut rougissant, et ta main frêle

     

    Préparera ta robe grise.

     

     

     

    Et tans dis que le vent passera sous la porte,

     

    Que ta pendule usée sonnera mal,

     

    Tu mettras tes jambes au parfum d’ivoire

     

    Dans leurs petits étuis noirs.

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

     

    J G R C

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    D  25-03-2016   


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    Hélène VACARESCO  Il passa

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    POÈME D’hier

     

     

     

    HELENE VACARESCO

     

     

    1866 – 1947

      

     

     

     

     

     

     

     

     

    IL PASSA

     

     

     

     

    Il passa ! J’aurai du sans doute

    Ne point paraître en son chemin ;

    Mais ma maison est sur sa route,

    Et j’avais des fleurs dans la main.

     

     

    Il parla : j’aurai du peut être

    Ne point m’enivrer de sa voix ;

    Mais l’aube emplissait ma fenêtre,

    Il faisait avril dans les bois.

     

     

    Il m’aima : j’aurai du sans doute

    N’avoir pas l’amour aussi prompt ;

    Mais, hélas ! Quand le cœur écoute,

    C’est toujours le cœur qui répond.

     

     

    Il partit : je devrais peut être

    Ne plus l’attendre et le vouloir ;

    Mais demain l’avril va paraître,

    Et, sans lui, le ciel sera noir.

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     


    J-G-R-C

     

     

     

    RD  19/01/2016  D  13-01-2012

     

     

     

     

     


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    POÈME D’hier

     

     

    DORAT

     

     

    1734 - 1780

     

     

     

     

     

     

     

    LES BAISERS :

     

     

    LA FAUSSE PUDEUR

     

     

     

     

     

    Pourqui donc, matrones austères,

    Vous alarmez de mes accents ?

    Vous, jeunes filles trop sévères,

    Pourquoi redoutez vous mes chants ?

    Ai-je peint les enlèvements,

    Des passions les noirs orages

    Qui naissent aux cœurs des amants ?

    Le célèbre des jeux  paisibles,

    Qu’en vain on semble mépriser,

    Les vrais biens des âmes sensibles,

    Le doux mystère du baiser.

    Ma plume rapide et naive

    Ecrit ce qu’on sent en aimant :

    L’image n’est jamais lascive,

    Quand elle exprime en sentiment.

    Mais, quelle rougeur imprévue !

    Quoi ! Vos blâmez ces doux loisirs,

    Et n’osez reposer la vue

    Sur le tableau de nos plaisirs !...

     

    Profanes, que l’amour offense,

    Qu’effarouche la volupté,

    La pudeur a sa fausseté,

    Et le baiser son innocence.

    Ah ! Fuyez, fuyez loin de nous ;

    N’approchez point de ma maîtresse :

    Dans ses bras, Thaïs me presse.

    Et, par les transports les plus doux,

    Me communique son ivresse,

    Thais est plus chaste que vous.

    Ce zèle, ou votre cœur se livre,

    N’est que le masque du moment :

    Ce que vous fuyez dans un livre,

    Vous le cherchez dans un amant.

     

     

     

     

     

    Diffusion François Beauval

    1ér trimestre 1975

     

    J G R C

     

     

     

     

     

     

     

    ***

    ---Bonjour  ARLETTE

    Très souvent vous êtes là

    par votre présence et votre générosité!

    Je tenais simplement à vous dire merci 

    de partager cette belle amitié!

    Bon jeudi à vous encore une journée

    et ensuite le week-end pointera

    le bout de son nez, en attendant courage.

    Amitiés *--+--*  Bisous

    . * J-G-R-C-202* .

    DEPUIS LE DEBUT DE SEMAINE,

    PROBLEME DE CONNEXION

     

    AVEC CERTAIN BLOGS EKLA... 

    "ESTRELITA 56 - rebecca 37 - jacques 06 - 

     dany "coucou" -  marie france - aimee - 

     

    D  31/01/2016   & 18-02-2012 

     


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