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POEME D'HIER 30/10/2014

 

 

 

 

 

 

*POÈME D'HIER

 

FRANCIS   JAMMES

 

1868 – 1938

 

 

 

 

 

 

Je T’aime  

 

Je t’aime et ne sais ce que je te voudrais.

Hier mes jambes douces et claires ont tremblé

Quand ma gorge t’a touché, lorsque je courrais.

 

Moi, le sang a coulé plus fort comme une roue,

                          Jusqu’à ‘à ma gorge, en sentant tes bras ronds                                                                                                    et doux

Luire à travers ta robe comme des feuilles

                                                                     De houx.

 

Je t’aime et je ne sais pas ce que je voudrais.

Je voudrais me coucher et je m’endormirais…

La gentiane est bleue et noire la foret.

 

Je t’aime, laisse-moi te prendre dans mes bras…

La pluie luit au soleil sur les arbres du bois…

Laisse moi t’endormir et tu m’endormiras.

 

J’ai peur. Je t’aime et ma tête tourne, pareille

  Aux ruches du vieux banc ou sonnaient

                                                          les  abeilles

qui revenaient gluantes des raisins des treilles.

 

Il fait chaud. Les blés sont remplis de fleurs rouges

Couche toi dans les blés et donne moi ta bouche.

Les mouches bleues au bas de la prairie- écoute ?

 

La terre est chaude. il y là bas des cigales

Près du vieux mur ou sont des roses du Bengale,

Sur l’écorce blanche et rugueuse des platanes.

 

La vérité est nue et mets toi nue aussi.

Les épis crépiteront sous ton corps durci

Par la jeunesse de l’amour qui le blanchit.

 

Je n’ose pas mais je voudrais être nue ce soir.

Mais tu me toucherais et j’aurai peur de toi.

Je serais toute blanche et le soir serait noir.

 

Les geais ont crié dans les bois car ils aiment.

Les capricornes luisants s’accrochent aux chênes.

Les abeilles qui aiment les longs vols blonds             

                                                                      essaiment.

 

Prends moi entre tes bras. Je ne peux plus

                                                                    qu’aimer

Et ma chair est en air, en feu et en lumière,

Et je veux te serrer comme un arbre un lierre.

 

Les troupeaux de l’automne vont aux feuilles

                                                                              Jaunes,

La tanche d’or à l’eau et la beauté aux femmes

Et le corps va au corps et l’âme va à l’âme.

 

 

 

 

 

Diffusion François Beauval

1ér trimestre 1975

 

J-G-R-C- 

 

 

 

 

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O
MERCI d'avoir modifié le caractère d'écriture ;<br /> J'ai réussi à lire le texte que tu viens de m'adresser .<br /> Bonne soirée .<br /> Dan
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B
Bonsoir cher Meldix, Merci de ta visite. Joli poème qui fait plaisir. C'était une journée ensoleillée. Il fallait en profiter. Je te souhaite encore une belle fête de Halloween. Une bonne soirée Bisous amicaux de Darinka et Bisette.
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I
                  P aroles venues du cœur            O de éternelle à la vie     E ssuie tes pleurs                  M isère n'est que péripétie                        É coute le poème et envole-toi.<br /> <br />  <br />  
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C
Bonsoir, <br /> Un beau poème au romantisme de l'amour.<br /> bonne soirée<br /> @mitié
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R
Bonjour Joël<br />  <br /> Merci pour ce beau poème si romantique qui parle si bien D'amour<br /> Le soleil et la douceur sont toujours chez nous et on accélère nos plantations, car on nous annonce de la pluie pour la fin de la semaine, ainsi elles seront bien arrosées<br /> Je te souhaite une excellente journée pour ce Jeudi <br /> Profites bien de ta petite famille et de ces journées si lumineuses et douces<br /> Bises et amitié<br /> rebecca
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