*POEME D’hier BAUDELAIRE Charles 1821 – 1867 PARFUM EXOTIQUE Quand, les yeux fermés, en un soir chaud d’automne, Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, Je vois se dérouler des rivages heureux Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone ; Une île...
Lire la suite*POEME D’hier BAUDELAIRE Charles 1821 – 1867 A UNE PASSANTE La rue assourdissante autour de moi hurlait, Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une femme passa, d’une main fastueuse Soulevant , balançant le feston et l’ourlet ; Agile et noble,...
Lire la suite*POEME D’hier CHARLES D’ORLEANS 1391 – 1465 MA SEULE AMOUR Ma seule amour, ma joie et ma maîtresse, Puisqu’il me faut loin de vous demeurez, Je n’ai plus rien, à me réconforter, Qu’un souvenir pour retenir liesse. En allégeant , par espoir, ma détresse,...
Lire la suite* poème D’hier BAUDELAIRE Charles 1821 – 1867 LES BIJOUX La très chère était nue, et, connaissant mon cœur, Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des...
Lire la suite*POEME D’hier Henri de REGNIER 1864 – 1936 ELEGIE Je ne vous parlerai que lorsqu’en l’eau profonde Votre visage pur se sera reflété Et lorsque la fraîcheur fugitive de l’onde Vous aura dit le peu que dure la beauté. Il faudra que vos mains pour en être...
Lire la suite*POEME D’hier GENTIL BERNARD 1710 – 1775 A L’AMOUR S i j’ai su quelquefois dans mes vers séducteurs Instruire à tes larcins la timide ignorance. Si j’ai chanté la crainte, et la douce espérance, Tes combats, tes plaisirs, et tes soins enchanteurs ; Si...
Lire la suite*POEME D’hier Henri de REGNIER 1864 – 1936 JULIE AUX YEUX D’ENFANT Lorsque Julie est nue et s’apprête au plaisir, Ayant jeté la rose ou s’amusait sa bouche, On ne voit dans ses yeux ni honte ni désir ; L’attente ne la rend ni tendre ni farouche. Sur son...
Lire la suite*POEME D’hier CHARLES D’ORLEANS 1391 – 1465 PRENEZ TOT CE BAISER Prenez tôt ce baiser, mon cœur, Que ma maîtresse vous présente, La belle, bonne, jeune et gente, Par sa très grande grâce et douceur. Bon guet ferai, sur mon honneur, Afin que danger rien...
Lire la suite*POEME D’hier BAUDELAIRE Charles 1821 – 1867 LA GEANTE Du temps que la nature en sa verve puissante Concevait chaque jour des enfants monstrueux, J’eusse aimé vivre auprès d’une jeune géante, Comme aux pieds d’une reine un chat voluptueux. J’eusse aimé...
Lire la suite*POEME D’hier Christine de PISAN 1364 – 1430 LA FILLE QUI N’A POINT D’AMI A qui dira t- elle sa peine, La fille qui n’a point d’ami? La fille qui n’a point d’ami, Comment vit –elle? Elle ne dort jour et demi Mais toujours veille. Ce fait amour qui la...
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